Sables bitumineux

Un article de Oleocene.

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Sommaire

Définition

Ce sont des roches sédimentaires, composées au moins partiellement de matières bitumineuses solides ; on les appelle aussi sables asphaltiques.

Voir aussi Schistes bitumineux

Gisements

On les trouve en majorité au Canada et au Venezuela.

Le Canada produirait l'équivalent de plus de 400 000 barils de pétrole brut par jour.

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Le plus gros gisement connu, celui de la "Green River", couvre le Colorado, l'Utah et le Wyoming et représenterait l'équivalent d'1,5 à 1,8 billions de barils (dont entre 500 milliards et 1 billion seraient récupérables).

Procédé

Leur exploitation se fait dans des mines, éventuellement à ciel ouvert, comme les autres minerais.

Le processus de récupération d'hydrocarbures s'appelle retorting : il consiste en un chauffage du minerai pour en récupérer les hydrocarbures ; cette opération nécessite du gaz naturel (!) et de l'eau ; d'autres sources d'énergie que le gaz naturel sont à l'étude, dont l'électricité d'origine nucléaire.

Il permet de récupérer environ 90% du bitume que contiennent les sables traités. Par la suite, des procédés de raffinage spécifiques, nécessitant des installations plus coûteuses que les standards, transforment ce bitume en pétrole brut léger peu sulfureux.

Il est néanmoins susceptible de nuisances écologiques :

  • le principe des mines à ciel ouvert bouleverse la surface sur toute l'étendue du gisement ;
  • le retorting émet des gaz à effet de serre (CO2) en quantités non négligeables ;
  • l'eau risque la pollution par les sels du minerais.

Economie

La société Shell en extrait déjà au Canada, pour une production de plus d'un million de barils d'équivalent pétrole par jour. Total aussi exploite ces pétroles "non conventionnels" dans les deux principaux gisements mondiaux, au Canada et au Venezuela.

Le seuil de rentabilité de l'opération serait atteint pour un prix du baril de pétrole entre 70 à 95 dollars (en 2005) ; ceci explique l'abandon de plusieurs initiatives de développement de leur utilisation lors du dernier contrechoc pétrolier (années 1990) et la prudence des décideurs contemporains devant la volatilité des prix des matières premières, dont le pétrole est le meilleur exemple.

Voir aussi Débit de production et réserves