Hydrogène

Un article de Oleocene.

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L'hydrogène (H2) est un gaz très léger, très intéressant du point de vue énergétique :

  • en l'associant avec de l'oxygène, on dégage une grande quantité d'énergie et un peu d'eau pure. Il y a de nombreuse façons de déclencher cette réaction ; l'une des plus prometteuses est la pile à combustible qui transforme une grande partie de cette énergie dégagée directement en électricité, sans devoir passer par un moteur thermique.
  • en réalisant une fusion nucléaire, on dégage une très grande quantité d'énergie et un peu d'hélium. Malheureusement, l'homme n'a pas réussi à domestiquer cette réaction, malgré cinquante ans de recherche, autrement que pour la fabrication de bombes H.

L'hydrogène n'existe pas à l'état pur, on doit donc le produire à partir d'autres matières premières :

  • à partir de gaz naturel, par reformage ; c'est le procédé le plus couramment employé aujourd'hui.
  • à partir d'eau, par électrolyse (décomposition chimique par courant électrique) ; cela n'a de sens que si l'électricité est d'origine non fossile : nucléaire, éolienne ou solaire.
  • à partir de charbon et d'eau, par hydrolyse : C + H2O -> H2 + C0. C'est le procédé de fabrication naguère utilisé pour fabriquer le gaz de ville, mélange d'hydrogène et de monoxyde de carbone. Voir aussi FutureGen

C'est pourquoi l'hydrogène est un vecteur d'énergie, et non une source d'énergie.


Inconvénients

  • il est moins inflammable que le gaz naturel mais plus difficile à confiner sous pression. On illustre souvent sa dangerosité en faisant référence à la catastrophe du Hindenburg, mais son rôle dans ladite catastrophe serait exagéré.
  • l'impact environnemental du largage accidentel de grandes quantités d'hydrogène de façon récurrente n'a pas été étudié.
  • il n'existe pas aujourd'hui d'infrastructure permettant de distribuer l'hydrogène de façon aussi fine que les carburants ou même comme le gaz naturel. Le développement de telles infrastructures se chiffre probablement en dizaines de milliards d'euros. En Californie, après une petite poussé de fièvre, le soufflé est retombé : Les Californiens boudent l'hydrogène

De ce fait, aujourd'hui, tant le CEA que l'IFP ne voit pas l'hydrogène comme une solution pour le transport avant... 2030, soit après le pic pétrolier.

adios-H2.jpg

L'hydrogène comme vecteur d'énergie depuis une source renouvelable

Ce petit graphique montre qu'il vaut mieux utiliser des batteries pour faire fonctionner un véhicule à partir d'une source électrique (renouvelable dans l'exemple, mais c'est aussi vrai avec du nucléaire) :

hydrognean2.jpg

75% de l'énergie est perdue le long de la filière hydrogène, contre seulement 25% pour la filière batterie.

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