Discuter:Véhicule électrique

Un article de Oleocene.

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Sommaire

Filière

Le VE des années 2010 prendra toutes sortes de formes créatives ; il sera manufacturé en petites quantités, pour des créneaux très divers - conditions favorables aux artisans.

A partir de 2020-2025, ou date plus précise remplissant les exigences citées dans le paragraphe Chronologie, des volumes importants devront être mis sur le marché ; seuls les grands constructeurs sont capables de produire des volumes de l'ordre de 400 à 1000 véhicules/jour. On peut donc envisager que les grands constructeurs qui auront survécu d'ici là relèveront le défi du VE ; il n'est pas exclu qu'en 15 ans, l'un des artisans de 2007 s'empare d'un segment ou d'une zone.

Caisse et cycle

Les parties caisse et cycle continueront donc d'être manufacturées par les grands constructeurs ; ils sous-traiteront vraisemblablement les moteurs, l'alimentation, l'informatique et la connectique à des sociétés déjà existantes. Les batteries, aujourd'hui la partie la plus coûteuse du VE, seront sans doute à l'origine d'une activité à part entière. La seule secousse concerne les moteurs à combustion, qui devront disparaître progressivement. Enfin, personne aujourd'hui n'est en mesure de produire en France 20 000 batteries par an - un groupe batteries pou un seul VE pèse 300 kg.

Batteries

Postes de recharge

Les postes de recharge (PR), avec leurs câbles et leur alimentation, représentent le plus gros de l'investissement structurel. Le contenu de ces postes n'est pas explicité pour le moment : une certaine quantité d'électrotechnique (onduleur) et d'informatique (pilotage de la recharge/décharge, chauffage de l'habitacle) peut se trouver soit dans le PR, soit dans le VE. La puissance admissible n'est pas définie non plus : alors que les premiers VE utilisaient 10 kW, les plus récents encaissent 25 kW, et une puissance de 100 kW pendant quelques minutes est maintenant envisageable pour les recharges rapides. Dans les ensembles immobiliers, susceptibles d'abriter 20 VE en charge simultanée, on arrive à une puissance conjuguée de 500 kW : rien d'exceptionnel, mais la taille des câbles devra en tenir compte.

Tous les parkings publics et d'entreprise devront être progresseivement équipés ; il est possible que dans les villes européennes, où les voitures se garent le long des trottoirs, on installe des PR le long de ceux-ci. Etant donné que chaque automobile a fréquemment deux situations d'arrêt (domicile et lieu de travail), il faut bien envisager qu'à terme, il y aura deux fois plus de PR que de VE.

Les stations-services propres au VE devront être équipées de PR à haute densité électrique, afin de raccourcir les files d'attente ; plusieurs fabricants prétendent recharger 80 % de la capacité en dix minutes : sur une batterie de 50 kWh, on aurait besoin de 240 kW. Ces chiffres font frémir, mais il faudra sans doute passer par des densités de courant élevées pour offrir des solutions viables aux consommateur. Il est envisageable que la station-service propose également des batteries neuves  ; cela signifie qu'un minimum de standardisation dans la forme, la connectique et le logiciel d'exploitation des batteries soit réalisé.

Une fois les normes mises en place, il faudra donc équiper progressivement (chiffres France) : - les 30 millions de places de garage existantes - un chiffre du même ordre pour les parkings publics et d'entreprise.

Transport de l'électricité

Le rechargement des VE se fera exclusivement la nuit, sauf stations services ; il sera facile à RTE, par dicussion individuelle au moment du rechargement, de savoir combien de VE sont en activité, et de quelle puissance ils auront besoin le lendemain. Rappelons que RTE prédit chaque jour, avec l'aide de la météo et des bases de données existantes, sa production du lendemain. Comme la France aura en 2020 une part moins négligeable d'Energies Renouvelables (EnR) dont certaines intermittentes, la prédiction des puissances appelées sera toujours plus nécessaire.

Les invstissements en transport ne sont nécessaires qu'en bout de chaîne, au niveau du consommateur, qui n'aura plus besoin de kW, mais de dizaines de kW ; on peut envisager qu'une grande partie de cet investissement sera payé par l'utilisateur. AU début de la mise en place des VE, les chiffres montrent qu'auncun investissemnt en générateur de puissance supplémentaire n'est nécessaire. Le jour où la consommation des VE nécessitera des centrales supplémentaires, l'opération pourra être considérée comme réussie, et entrée dans sa phase régime.

Normes

Tous les éléments cités plus haut, parties de la filière, devront être normés le plus vite possible ; les travaux considérables menés à achèvement dans d'autres secteurs industriels (domaines du son et de l'image par exemple) montrent que ce travail est possible malgré un substrat industriel en mutation rapide. Ces normes font intégralement partie de la filière.

Maillons faibles

Aujourd'hui, les deux maillons faibles de la filière sont les batteries, et les PR.